Et je trouve cette photo réellement jolie.

 Et je trouve cette photo réellement  jolie.
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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 05:17

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 05:44

Je n'irai pas danser, ce soir au Fouquet's.

Je n'irai pas danser, ce soir au Fouquet's.
Elle a surement raison, je deviens insomniaque, touchée d'un drôle de phénoméne, celui de la "non fatigue", le but est simple il s'agit de ne pas dormir et en plus, de n'être jamais, mais alors jamais, fatiguée, de pouvoir, à n'importe quel moment de la journée ou de la nuit, pouvoir courir un marathon d'un millier de kilométres, pouvoir chevaucher n'importe quelle monture si folle soit elle, si libre soit elle. Comme lui, qui devient, c'est sur, de plus en plus sauvage, il joue au grand jusqu'au moment où il se rend compte qu'il s'est éloigné trop loin alors il raméne sa petite tête creusée vers moi et se frotte, comme pour me montrer qu'il est là, que je peux me poser, me poser en plus sur quelque chose de solide, quelque chose d'infaillible, qui tiendra toute la vie. Et vous ne pouvez même pas imaginer comment cette sensation de sécurité est délicieuse, on la savoure doucement, juste tous les deux. L'herbe est doucement mouillée, elle laisse voler une odeur fraiche au dessus d'elle, comme un nuage de légéreté flottant au dessous de nous pour nous porter, avec toutes ces fleurs qui commencent à se réveiller tant il est tôt encore, et les arbres autour qui s'abaissent sur nous, comme pour nous protéger de tout ce qui pourrais nous toucher. Toutes ces choses, toutes ces merveilles nous montre que, putain, notre vie est géniale en réalité, qu'on devrait arrêter de se déchirer les coeurs tous, avec nos problémes, tous plus importants les uns que les autres, alors d'accord la vie n'est pas toujours comme on voudrait qu'elle soit, mais pensez alors si on veut qu'elle soit comme dans nos rêves, comment seraient nos rêves alors ? Cette douce sensation d'atteindre le monde du parfait, d'avoir tout le meilleur de nous, de notre entourage pour une seconde, une seule et trés longue seconde qui se terminera, bien sur, mais qui ne pourra justement que recommencer, grâce à sa fin, sa fin qui améne toujours un air de nostalgie, une brise de tristesse. Et elle recommence, s'emballe encore, toujours plus pour redescendre et terminer sa chute sur le petit matin frais, afin de te laisser joyeux et serein pour ta journée, tout juste commencée. Je l'aime ma vie, oh oui je l'aime. Aprés tout, j'ai tout pour être heureuse... Oui tout. Exceptée la conscience peut être, ce mot était d'ailleurs exclu de mon vocabulaire depuis longtemps, mais plus le temps passe et plus il réapparait, j'ai peur qu'un jour il se restaure en moi, qu'il reprenne une place, et par conséquent qu'il me retire toute ma liberté, celle que j'aime tant, celle sans qui surement je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui, celle sans qui je ne ferais pas, à jugement personnel, des choses plus ou moins sympas. Aprés tout, vous savez, je me moque royalement de ce que l'assemblée peut penser. Royalement.


# Posté le lundi 06 juillet 2009 18:14

Modifié le mardi 07 juillet 2009 17:51

Partir en courant, comme une voleuse. Sauter du radeau pour se mettre en danger.

Partir en courant, comme une voleuse. Sauter du radeau pour se mettre en danger.
Toi aussi t'as le c½ur de Gabbros ? Mais si tu sais, celui qui est tout troué, celui qui ne se pose nul part, de peur d'agrandir encore ses trous et de disparaitre totalement. C'est toujours cette même peur qui envahit les c½urs de Gabbros, ça peut paraitre idiot bien sur, mais aucun milieu n'est stable pour eux, rien n'est fiable. Alors oui, ça doit être difficile à vivre penserez vous, mais non, c'est une question d'habitude. Vivre avec quelque chose c'est en faire son quotidien d'où le fait que cette chose devient de plus en plus petite et finit par sortir de notre esprit, aujourd'hui elle est sortie du mien. Du mien, juste. Elle n'attire plus mon attention et fait partie de moi. Alors certaines façon de faire, de rire, de parler, de se comporter sont incomprises par les autres c½urs, ils essaient de persuader, voire convaincre le Gabbros de se liquéfier un peu, de trouver un milieu stable ou de faire le milieu dans lequel ils sont quelque chose de stable, mais le Gabbros n'aime pas ça en réalité, non lui, il aime vivre comme ça, sans savoir ce que demain lui réserve, même si à force il arrive à prévoir que dans quelques heures il voudra tout laisser et partir et le lendemain se sentir attacher comme jamais. Elle est bizarre ta théorie du Gabbros. Ta métaphore de la mer aussi. Mais l'arbuste et l'aimant ne sont pas là ce soir alors il faut passer le temps, comme nous le pouvons. Nous sommes dans la mer en ce moment. Elle est calme, il faut dire qu'on se trouve prés de la plage, les vagues y sont très faibles voire inexistantes, malheureusement. La digue nous observe dignement, avec tous ces visages connus, ils sont regroupés et laissent aller sur la mer un nuage de rire, toujours plus grand et toujours plus attirant. Le nuage laisse autre chose que des rires. Il prend aussi des rencontres, si courtes et plaisantes soient elles, afin de te gâcher la vie pendant quelques jours, mais comme tous les nuages, il passe. Reviendra surement tant il est beau et distrayant, mais restera discret, pour le bien de tous. Alors le ciel redevient bleu, trop bleu. Les vagues se calment et l'adrénaline disparait entièrement, la même adrénaline qui, la vieille nous avait fait réaliser que son ciment est peut être, même un peu, bon à prendre. Qu'il arrivera peut être à reboucher tous les trous, ou juste quelques uns. Même si le Gabbros, lui s'en fiche éperdument d'être troué ou rebouché, il s'amuse, batifole et ne trouve pieds nul part. Sa vie ne sera surement qu'un long voyage, mais putain qu'est ce qu'il l'aura aimé son voyage ! Et pour que son voyage ne s'arrête jamais il est prés à sauter du radeau dans lequel il est en sécurité pour quelques heures, ou même quelques minutes de plaisir et de peur intenses, ce mélange de sentiments qui fait que le cerveau lui même ne sait plus quoi penser, c'est à ce moment que le c½ur, le corps et le cerveau se séparent. Pour les Gabbros, le cerveau se retrouve seul, abandonné de ses complices de toujours. Le c½ur et le corps, eux, se laissent aller aux plaisirs de la vie, si courts soient ils. Ils paraitront toujours mieux. Toujours plus intenses. Puisque, finalement, ce n'est que ça que cherche l'être humain : l'Intensité. Chacun à un niveau différent.


# Posté le lundi 18 mai 2009 16:09

Modifié le vendredi 22 mai 2009 17:41

Au final, il ne restera surement pas grand chose mais celles ci seront de la partie.

Au final, il ne restera surement pas grand chose mais celles ci seront de la partie.







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# Posté le mardi 28 avril 2009 06:43

Modifié le mercredi 29 avril 2009 03:08